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    Libre : La montée du modèle hybride

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    Claudius
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    Particulier Libre : La montée du modèle hybride

    Message par Claudius le Jeu 27 Déc 2007, 17:50

    kiss

    Logiciels libres payants :
    La montée du modèle hybride rencontre des résistances


    Des éditeurs développent des logiciels libres en adoptant un modèle mixant gratuité et versions payantes. Pour limiter le phénomène, qui perturbe les utilisateurs, la communauté et certains éditeurs répliquent avec des variantes gratuites et d’autres modèles.

    Parmi les multiples modèles économiques qui se cachent derrière le logiciel libre, l'un d'entre eux a le vent en poupe : coupler un progiciel en open source et une démarche commerciale. « C'est une tendance forte, les plus emblématiques se nomment Pentao dans le monde du décisionnel ou eZ Systems et Alfresco dans la gestion de contenu », confirme Patrice Bertrand, directeur des opérations de la SSII Smile, spécialisée dans l'intégration de solutions open source.

    En quoi ces acteurs se démarquent-il des promoteurs de logiciels propriétaires ?
      Selon Alexandre Zapolsky, directeur général de Linagora, « ils ne sont finalement pas très différents des éditeurs classiques, sauf au niveau de leur modèle de distribution et de commercialisation qui consiste à divulguer le code source pour faire connaître leur produit, avant de le monétariser d'une façon ou d'une autre. »


    Mais justement, derrière les différents modes de monétarisation s'en cachent certains qui génèrent des frustrations. Ainsi, nombre de ces éditeurs proposent d'autres versions, modules ou connecteurs, qui sont payants mais quasiment indispensables. « Ceux-ci sont vécus négativement par les clients, qui voient finalement la version gratuite comme un simple appât », relève Patrice Bertrand.

    Certains éditeurs montent en outre des réseaux de partenaires agréés. « Ils dirigent les clients vers ces intégrateurs qu'ils obligent à travailler sur la version payante », explique Alexandre Zapolsky.

    De surcroît, la communauté se retrouve souvent réduite au rôle d'observateur, l'éditeur contrôlant entièrement le développement et ne retenant des propositions extérieures que les corrections de bugs. « Les plus intelligents laissent à cette communauté le soin de développer des extensions », précise Patrice Bertrand. C'est le cas de Nuxeo, éditeur d'un outil de gestion de contenus en open source. « Nous nous concentrons sur le noyau qui nécessite un niveau de qualité élevé, et donc un contrôle plus rigoureux », se justifie Stéfane Fermigier, P-DG de Nuxeo.

    D'autres raisons de mécontentement concernent les choix techniques ou fonctionnels. Ainsi a-t-on reproché à Compiere (ERP) et SugarCRM (outil de CRM), un support insuffisant de l'accès Web et une faible utilisation des technologies Ajax.


    • Les « schismes » (forks), un garde-fou pour les clients


    Que ce soit pour l'une ou l'autre de ces raisons, une partie de la communauté estime parfois que les bornes sont dépassées, et lance alors un projet concurrent sur la base de la version gratuite. Elle développe alors l'équivalent des extensions et versions payantes, ou corrige les lacunes. On parle de schisme ou de fork (qui signifie branche dérivée). Open Bravo et ADempiere sont ainsi des forks de Compiere, de même que Vtiger vis-à-vis de SugarCRM.

    Ce phénomène peut jeter le trouble chez des clients confrontés au risque de multiplication des forks, donc de variantes alors qu'ils ont beaucoup investi sur l'original. Mais cela représente aussi un contre-pouvoir. « Le fork est une épée de Damoclès pour les éditeurs, et un garde-fou rassurant pour les clients », affirme Patrice Bertrand. Et ces éditeurs en sont bien conscients. « C'est tout l'art de trouver un équilibre. Avec trop de contrôle, on s'aliène une partie des gens. Et avec des extensions payantes, on risque d'engager une course avec ceux qui réalisent des extensions officieuses et gratuites », affirme Stefane Fermigier.


    • Des éditeurs renoncent au modèle hybride


    Nombre d'éditeurs de logiciels libres renoncent d'ailleurs à ce modèle hybride. Par exemple, Pentao et Alfresco avaient des modules payants mais viennent de tout passer en licence GPL. « D'autres maintiennent cette politique par crainte de se faire piller leur propriété intellectuelle. Mais nous pensons qu'il faut faire confiance à l'open source et à l'intelligence de nos clients », affirme Alexandre Zapolsky.

    En l'occurrence, Linagora vient de racheter Aliasource, éditeur d'OBM, un outil de travail collaboratif en open source, avec des modules payants qui pourraient prochainement devenir gratuits. D'autant que les alternatives existent. La principale, adoptée par Linagora pour tous ses autres logiciels, consiste à proposer un service payant de type software assurance, avec des garanties de mises à jour et de corrections de bugs. « Il suffit que 10 % des entreprises optent pour ce service pour que le modèle économique reste viable malgré la gratuité totale du logiciel. Les 90 % restant servent à établir la notoriété du produit », estime Patrice Bertrand.



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